Vivre à La Minais

Le site de l'Association La Minais à Sainte Luce sur Loire (44)

La ZAC de la Minais

Cette carte, créée sur le site Géoportail de l’IGN (http://www.geoportail.gouv.fr/), délimite en pointillés bleus la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) de la Minais. Elle couvre 52 hectares de part et d’autre du ruisseau des Islettes dans la partie orientale de la commune, sur des terres jusqu’alors plutôt de tradition maraîchère.

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La ZAC de la Minais a été officiellement créée en 1998 par la municipalité de Sainte Luce sur Loire, avec un objectif de 630 logements. Il s’agit de créer un nouveau quartier dortoir qui puisse être bâti rapidement pour répondre à la demande de logements dans une agglomération en forte croissance démographique. La commune a confié son aménagement à la Société d’Equipement de la Loire Atlantique (SELA) qui est aujourd’hui devenue Loire Atlantique Développement (LAD).

Mais le prix très bas proposé pour l’achat des terrains est refusé par les propriétaires, essentiellement maraîchers, qui vont en justice et donc rien ne se passe sur le terrain pendant 10 ans. Le tribunal finit par accorder un prix plus élevé, d’où un nouvel objectif à 1050 logements en 2007, conséquence aussi de la loi SRU de 2000 qui impose un quota communal de 20 € de logements sociaux. Le retard pris conduit le Maire à lancer à côté la ZAC des Islettes (550 logements) sans prévoir aucun équipement.

Le nouvel objectif de 1050 logements signifie l’apparition d’immeubles, et par voie de conséquence quelques équipements publics : le Journal des Lucéens n°40, p.10 énumère « école, multi-accueil, salle de quartier » et même « quelques commerces de proximité »… mais les commerçants du centre de Sainte Luce sur Loire y sont farouchement opposés. En 2007 le Journal des Lucéens n°49, p.12 ajoute « une maison de quartier et des locaux associatifs, salle de sport ».

Sur le document suivant, datant de 2006 (source : préparation du PLU), on voit les grandes orientations d’aménagement définies après ces modifications. Le ruisseau des Islettes est aménagé en une coulée verte qui s’élargit au sud de la route de Thouaré pour former un parc de 5 hectares. La rue en larges courbes (hachures bleues) qui traverse la ZAC d’ouest en est, parallèlement à la route de Thouaré, constitue la colonne vertébrale du quartier : c’est la rue Olympe de Gouges.

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C’est en 2008 que commencent les travaux autour de la route de la Minais, avec une brutalité, un désordre et une absence d’informations telles que les riverains s’organisent et créent l’Association La Minais pour rappeler qu’ils existent et défendre leurs intérêts. Pour tous ceux qui empruntent la route de Thouaré, la Minais c’est alors l’image de ces premiers immeubles construits qui écrasent les petites maisons du haut de leurs 4 étages, sans le moindre recul.

Le document suivant est tiré d’une présentation publique de la ZAC faite par la municipalité de Sainte Luce sur Loire en 2008. L’habitat collectif est prévu à proximité de la route de Thouaré où doit passer un axe de transport en commun en site propre (ce sera la ligne C7 du Chronobus, ouverte en 2013). Les immeubles les plus hauts (en rouge) encadrent le parc. La partie sud est prévue en lotissements pavillonnaires très classiques (en jaune), à la géométrie sans fantaisie. Mais cette partie de la ZAC est encore largement en friche à l’heure actuelle et les projets la concernant sont maintenant différents.

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La ZAC est inaugurée officiellement en 2010 après la création de la rue Olympe de Gouges et du parc paysager, alors que les premiers immeubles sont en cours de livraison. Le nombre de logements prévus est porté de 1050 à 1340. Un dossier de presse avait été réalisé pour l’occasion, on le trouvait en ligne sur le site internet de la SELA jusqu’à fin 2015 où il a été retiré : Inauguration ZAC La Minais 2010 (fichier PDF de 2,4 Mo).

Dans ce document, on notait l’arrivée d’un nouvel acteur d’importance : la Communauté Urbaine de Nantes (Nantes Métropole). En effet la municipalité de Sainte Luce sur Loire transfère en 2010 sa compétence sur la ZAC à Nantes Métropole. Le quartier est donc désormais au cœur des négociations entre trois interlocuteurs différents dont les objectifs peuvent être opposés, avec des compétences respectives qui ne sont pas toujours simples à démêler :
– la communauté urbaine de Nantes (Nantes Métropole), responsable en titre de la ZAC
– l’aménageur initial (la SELA, aujourd’hui LAD), qu’on voit peu agir mais qui est propriétaire des terrains
– la commune de Sainte Luce sur Loire, évidemment, acteur le plus proche… et donc le plus souvent sollicité par les habitants.

La ZAC étant devenue métropolitaine, Nantes Métropole a cherché à y appliquer ses objectifs urbanistiques en décidant d’y implanter coûte que coûte un réseau de chaleur malgré le refus de l’ADEME de le subventionner : avec sa chaufferie en plein cœur du quartier, il va devenir une source importante de problèmes pour les habitants. Mais c’est surtout la volonté de densification qui a frappé les esprits, l’objectif à atteindre passant de 1340 à environ 1500 logements ! En signe de protestation, la municipalité de Sainte Luce sur Loire a décidé de ne plus délivrer de nouveaux permis de construire à partir de juin 2013 : la ZAC est bloquée.

La SELA et Nantes Métropole n’ont donc guère publié de documents sur la ZAC de la Minais à destination du public ces dernières années, même sur internet. Celui-ci présente l’état des lieux en 2014 (cliquez sur le document pour l’agrandir si la taille de votre écran le permet).

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Depuis les élections municipales de 2014, la ZAC de la Minais a fait l’objet de longues négociations entre Nantes Métropole et la nouvelle municipalité de Sainte Luce sur Loire. Comme d’habitude les habitants ont été tenus à l’écart des tractations et ils ont découvert le résultat une fois les décisions prises. En effet un accord a été trouvé au printemps 2017 entre la ville et Nantes Métropole. On annonce un objectif final de 1338 logements (dont 25 % sociaux et 10 % aidés) : 463 logements à construire s’ajouteraient donc aux 875 logements existant, au rythme de 35 à 40 logements nouveaux par an. Ce qui signifierait une fin de la ZAC autour de 2031… On trouvera ici l’article du blog qui détaille cette relance.

Une nouvelle résidence composée de 4 immeubles (Temp’o) est effectivement sortie de terre à l’est de la Halle sportive. Mais un nouveau rebondissement s’est produit en octobre 2019 : pour des raisons qui n’ont pas été rendues publiques, Nantes Métropole et la Ville de Ste-Luce ont décidé de changer de maître d’oeuvre. Une nouvelle équipe, composée d’Arcadis (mandataire) associé à Jacques Boucheton Architectes, Masterplan et Campo Atelier de paysage, a été désignée et a remis à plat la conception des secteurs restant à urbaniser de la ZAC.

En effet, la nouvelle municipalité lucéenne élue en 2020 étant du même bord politique que Nantes Métropole, une nouvelle vision de l’achèvement de la ZAC se dévoile progressivement au rythme des ateliers citoyens organisés depuis 2022 : les secteurs restant à urbaniser à l’est de l’école Félix Tessier et au sud de la rue de la Poitevinière accueilleraient le même nombre de nouveaux logements qu’initialement prévu mais sous la forme d’îlots d’habitat intermédiaire et de petits immeubles plutôt qu’en étalant des lotissements classiques de maisons individuelles entourées de jardins.

En contrepoint de cette densification, la plus grande partie de ces secteurs resterait en friche (sous le nom de « zones préservées »), soit parce que ce sont des zones classées désormais comme humides, soit parce qu’une espèce particulière d’oiseaux y niche, soit parce qu’on y aurait décelé des vestiges archéologiques datant de l’époque romaine. A noter que, pendant que ces études, analyses et ateliers se déroulent, de nombreux chantiers de maisons individuelles et même d’immeubles fleurissent tout autour de la ZAC !

Cette actualité récente du devenir de la ZAC, ainsi que les documents utilisés lors de ces ateliers, sont présentés dans notre article « La poursuite de l’urbanisation de la ZAC » dont l’accès est réservé aux adhérents de l’association : https://www.association-la-minais.ovh/adh/ateliers-zac/.

Quant à l’espoir de voir s’installer enfin quelques commerces de proximité, il a longtemps été bloqué par l’opposition des commercants du centre de Ste-Luce et la politique officielle de Nantes Métropole qui consistait à préserver l’attractivité commerciale des centre-bourgs en évitant le saupoudrage. C’est ainsi que la nouvelle municipalité élue en 2020 n’a pu que créer à la Minais un petit marché du mercredi après-midi qui n’a duré que quelques mois, faute de clients et de commercants aux prix abordables.

Mais Nantes Métropole a changé récemment son fusil d’épaule en cherchant maintenant à créer « la ville du quart d’heure » où les services quotidiens seraient le plus possible rapprochés des habitants de telle sorte qu’ils puissent en disposer à moins d’un quart d’heure à pied. On entend donc désormais parler de la création d’un petit pôle de services de proximité le long de la route de Thouaré à la Bougrière : la révision du PLUm faite en 2024 l’autorise réglementairement et celle de 2025 la prévoit sous la forme d’une OAP. Ce ne serait pas au coeur de la ZAC de la Minais mais à sa lisière. Cependant, bien relié aux différents quartiers de l’Est lucéen (à l’est de l’A811), ce petit pôle pourrait avoir une viabilité économique plus assurée.

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COMMERCES

marina
trezix
marina44980/gmail.com
Ah quand les équipements à la minais et commerce plusieurs handicapé ne peuvent se déplacer jusqu’àu.. Centre avec 2000 habitants juste au quartier la minais avec aucun commerce proche c’est indispensable pour les personne à mobilité réduite je suis obliger de prendre le bus en période hivernale

Qu’en pensez vous ?

blog-minais-admin
j.douillard44/gmail.com
En réponse à marina.
Bonjour
Vous avez parfaitement raison et l’implantation de quelques commerces de proximité dans le quartier est un sujet auquel l’association accorde beaucoup d’importance.
Une rencontre est prévue au printemps 2018 avec la municipalité pour faire le point sur les attentes du quartier. Venez nous rejoindre (“CONTACT” en haut de cette page) en adhérant à l’association et vous pourrez être présente à cette rencontre et plaider directement cette cause.
A bientôt
L’association La Minais

Chandellier
Chandellierollivier/gmail.com
Du beton partout. Sans concerter tout les habitant avec une multiplication de logements sans commerces a proximité .ca promet . Des immeubles les uns en face des autres vis a vis magnifique . Plus au milieu tout ca une salle des sport s. Tout est reuni pour un futur quartier encore plus bruyant espace vert quasi neant des milliers vehicule bouchon insecurité . Conclusion vendre vite et partir en campagne seul solution pour retrouver un minimum de tranquilitée . Elle est belle ecologie a st luce sur loire !!!!

blog-minais-admin
j.douillard44/gmail.com
En réponse à Chandellier.
Bonjour
Tout est affaire de point de vue, le vôtre est négatif à 100 %. OK. La plupart des habitants de la Minais apprécient pourtant de nombreux aspects de leur quartier. Par exemple, il est étonnant que vous puissiez qualifier d’espace vert “quasi néant” le vaste parc central autour de ses deux étangs : pourquoi alors de plus en plus de Lucéens venus des autres quartiers sont-ils si nombreux à s’y promener aux beaux jours ?

Myriam
Mmeriemm73/gmail.com
Bonjour
Quel sont les travaux qui sont en face de l’école Félix tessier ? C’est bien un immeuble de chez lnh ? Et j’aimerais savoir s’il ya du nouveau ppur l’implantation des commerces autour
Je vous remercie par avance

blog-minais-admin
j.douillard44/gmail.com
En réponse à Myriam.
Bonjour
Oui, il s’agit bien de la construction de 4 immeubles de 3 étages chacun : 2 par La Nantaise d’Habitation (25 + 13 logements) et 2 par COOP LOGIS (25 + 23 logements).
Pour les commerces, l’AMO promise par Nantes Métropole et la Ville de Ste-Luce sort très lentement de sa léthargie liée au confinement : début septembre nous allons présenter les résultats précis du sondage en ligne à l’organisme chargé de l’étude. Visiblement il va falloir être patients ! Mais la nouvelle municipalité élue en juin a dans ses cartons le projet d’un marché nocturne en semaine.
Cordialement

6 Commentaires

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